Les mots qui claquent

Publié le par Maman louve (LaSeve)

Mon bébé, mon fils, mon ti mâle, ma fierté... ce matin a été tellement douloureux pour tes parents. Tu vas avoir 8 ans dans un mois et le répit que nous avions réussi à t'obtenir depuis presque 2 ans aura finalement été assez court, trop court.

Je ne réalise pas encore tout ce que nous a dit le pédopsy, juste des mots qui résonnent trop fort à faire mal à la tête, au coeur et à faire couler les yeux. "Il ne va vraiment pas bien en ce moment"... "neuroleptiques"... "diagnostic TED"... et pour finir "Dysharmonique psychotique".

 

C'est quoi cette bête qui a osé te faire du mal ? Comment apaiser tes angoisses lorsque tu sens ton corps s'éparpiller à l'infini et que tu n'y comprends rien. Comment t'aider en ne te transmettant pas dans le même temps nos inquiétudes ? Je n'ai aucun recul ce soir. Je comprends simplement un état de fait, comme un couperet qui tombe, une couleuvre bien trop grosse à avaler. Comme ce nouveau traitement que tu vas devoir commencer ce soir et parvenir à vite doser je l'espère, pour recommencer à aller bien et connaitre enfin ce qu'est l'apaisement.

 

J'ai comme pris un coup de lance en plein flanc, je saigne de l'intérieur de ne pas pouvoir te protéger de tout ça. Quand les choses s'arrangent on oublie vite d'où l'on est parti, je sais pourtant que tu vas mieux que du temps de la sorcière Grabouilla. Pourtant "mieux" ne veut pas dire "bien".

 

Et je te regarde pourtant avancer, essayer d'accéder à l'écrit, la parole déliée, la curiosité débridée, l'envie d'échanger, d'exister. Si comme je ne saurais en douter tu as autant de force que ta grande soeur que tu aimes à protéger, alors soit fort mon fils. Personne autour de toi ne te lâchera. Maman Louve, papa, Big, Lau et tous les enfants et toutes les "tatas" et tous les "tontons"... de "toute la Terre" comme tu dis tout le temps.

 

Nous ne sommes pas seuls mon coeur, même si ce soir personne ne peut rien pour ma peine, j'ai un nouveau deuil à faire... encore un.Mais je ne voudrais pas d'un autre fils que toi.

 

Derrière la pluie et la tempête, y'a ton soleil à l'intérieur qui attend patiemment la fin de la nuit pour briller. J'ai confiance en toi mon petit d'homme. Et je t'aime grand comme ça.

Publié dans Mes louveteaux

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