Le remue méninges du dimanche soir...

Publié le par Maman louve (LaSeve)

Par 2 fois j'ai été maman, 2 histoires entremêlées de 2 enfants que l'on appelle différents. J'ai entendu récemment quelqu'un qui parlait d'enfants extra-ordinaires. Je préfère voir mes louveaux ainsi. Certes ils n'ont ni un développement, ni une enfance, ni une scolarisation "ordinaires", c'est pour cela que par définition les voilà "extraordinaires".

 

Le fantôme du spectre autistique revient frapper à la porte pour mon Teiva qui aura 8 ans dimanche prochain. Nous voici dans des effets qu'on ne connaissait pas encore : se faire mal pour sentir la limite de son corps et pour gérer en même temps les émotions liées souvent à la frustration... Bouger très vite les bras, les secouer très fort quand il est content ou excité... Je comprends de mieux en mieux ton besoin de te coller à moi, de t'enrouler dans ta couverture mon loup, ainsi que ta perception différente du monde qui t'entoure. Et je ne peux m'empêcher d'entendre au loin ces réflexions débiles qu'avaient pu me faire les "spécialistes" de la petite enfance quand tu allais à la crèche et qu'ils te croyaient tantôt sourd, tantôt "difficile", tantôt "surprotégé" par ta maman Louve ...

 

Noa est quant à elle dans un passage où son corps s'exprime à sa place : je sais qu'elle pense beaucoup à l'opération de février, qu'elle angoisse, qu'elle sent nos angoisses diverses et variées autour d'elle et de son petit frère. Je la trouve tellement solide en même temps. Elle somatise (eczéma, énurésie, la totale !) et je ne fais que panser chaque petit bobo comme je le peux. Des petits bouts de chandelle j'me dis parfois. Mais c'est ça aussi qui rassure et ritualise.

 

Moi dans tout ça ? Je m'oublie comme d'habitude. Je culpabilise d'entraîner dans mon sillage mon homme qui, même s'il a choisi en connaissance de cause de vieillir à mes côtés, subit mon lourd quotidien en plus du sien.

 

Et passe aussi par là la colère, toujours et encore. L'acceptation : on croit l'avoir faite et régulièrement on se dit que non, pas encore. Qui sait ? Peut être demain ? Ou jamais ?

 

Si je croyais en un Dieu je me dirais qu'il me punit à travers eux. Si j'étais bouddhiste, je croirais au mauvais karma. Mais rien. Rien de tout ça ne m'aide à comprendre pourquoi c'est sur ma tronche que c'est tombé et pas ailleurs. Facteurs génétiques, oui je sais on n'y peut rien.

 

En tout cas ce soir, je suis fatiguée de rester pendue à des médecins, des médocs, des diagnostics, des prises en charges... Elle est où la Vie dans tout ça ?

 

 

Publié dans Mes louveteaux

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bigfoot 15/12/2013 23:05

ta vie? ou est elle? bah avec moi et nos 4 monstres ;)
on en chie et alors? on tire la chasse et hop magie y a plus rien...