De "l'intérêt supérieur de l'enfant"... l'arythmie scolaire.

Publié le par Maman louve (LaSeve)

Un peu comme une lettre ouverte ce soir à mon supérieur hiérarchique le bien-nommé M. Peillon, et bien loin des fausses préoccupations politico-culinaires actuelles relayées pa les médias ... Oui M. le Ministre, en effet, nous "payons".

 

C'est parce qu'en ai discuté avec des collègues (ou pas), avec des amis qui s'intérrogent et réfléchissent (ou pas) et que ma nature profonde me pousse à me triturer les méninges toujours plus loin... que je pose ce soir MA vision de la réforme des rythmes scolaires.

 

La France paye le prix fort d'une éducation qui n'a plus aucune valeur, que ce soit en quantité, en contenu, en qualité, en terme de respect de l'enfant comme en celui de la place de l'enseignant... Tout est à revoir. Et souvent nous sommes tous d'accord pour dire que ça ne fontionne plus et qu'il faut changer. Mais pour cela il faut des couilles, n'ayons pas peur des mots !

 

En résumé, je vais tenter de faire court : 

 

1/ je suis pour stopper net le calque de l'année scolaire sur le calendrier judéo-chrétien (loi sur la laïcité et donc supression des jours fériés tels que Pâques et son lundi, la Toussaint, le jeudi de l'Ascension, ne resteraient que Noël que je considère plus culturel, les 1er et 8 mai, le 11 novembre). Ainsi, afin de permettre à tout le monde de continuer à vivre (lobby du tourisme y compris), il s'agit tout d'abord de repenser l'année scolaire dans son intégralité.

 

Trois zones, qui n'auraient que 6 semaines de rupture du rythme pour vacances d'été et qui seraient en décalage : zone 1 partirait début juillet pour rentrer au 15 aôut, zone 2 partirait (et donc rentrerait) 8 jours plus tard, zone 3 encore 8 jours de décalage. Ce qui, si je sais compter, préserverait les "saisons" touristiques tout au long de l'année, puisqu'ensuite il s'agirait de faire 7 semaines travaillées / 15 jours de vacances TOUT LE TEMPS (et donc toujours en décalé).

 

2/ Ensuite, les fameux "trimestres" de collèges et lycées disparaitraient au profit de 5 périodes de durée égale ce qui simplifierait en plus l'organisation annuelle des programmations des enseignants. Idem chez les plus jeunes.

 

Vérification mathématique : 5 périodes x (7 semaines travaillées + 2 de vacances) + 6 semaines l'été = 45 + 6 = 51. Il resterait 1 semaine pour boucler une année civile, je tombe pas trop mal...

 

3/ Une semaine de cours serait travaillée 5 jours pour  2 jours de repos (samedi et dimanche). Ah oui là déjà j'ai moins de potes, mais je me place dans la peau du gamin pas dans celle du parent casse bonbon ni dans celle de l'enseignant qui croit perdre en avancées syndicales (je rappelle au passage que je suis syndiquée depuis peu) parce qu'on va "l'obliger" à bosser différemment. Mais je suis convaincue que des enfants qui vont bien en classe font des enseignants et des parents réconciliés autour de l'école.

 

4/ Chaque journée d'école serait de type 8h30 - 12h / 13h30 - 15h (ou 15h30). Soient entre 5h et  5h30 grand maximum en classe 5 jours par semaine (et oui, le mercredi aligné sur les autres jours). Les enfants auraient un rythme bien plus régulier où sommeil, temps de pause méridional et donc respect de la santé physique et mentale de chacun serait respecté. Il n'y aurait donc plus qu'une récréation, le matin.

 

Après 15h30, chaque après-midi durant 1h30 pourrait permettre aux enfants de découvrir le monde (au programme depuis 2002 et ce dès la maternelle), mais aussi de bénéficier des soutiens individualisés, des prises en charge diverses et variées actuellement faites n'importe quand n'importe comment... Les orthophonistes, psychologues, travaux éducatifs de groupe.... Et bien sûr tout le reste : les activités sportives et culturelles seraient obligatoires et en dehors du temps de classe : pour les plus jeunes, elles changeraient à chaque jour et à chaque période.

 

Ainsi en une année un enfant pourrait faire musique le lundi, soutien le mardi, sport le mercredi, arts le jeudi et que sais je encore le vendredi. Cela applanirait les disparités entre familles plus ou moins aisées, et le lien social n'en serait que renforcé : les enfants ne traîneraient pas dehors, auraient accès à la culture, connaîtraient d'autres gamins grâce aux associations de tous types prêtes à venir dans les écoles prendre en charge ces gamins qui n'attendent que ça ! Et comme on changerait souvent, ils pourraient vraiment choisir ce qui leur plait comme activité une fois enrés par exemple au collège où là l'alternance de tous les possibles serait de leur choix, leur responsabilité, et en connaissance de cause.

 

On a tous une passion, un truc qui nous plait. J'en suis convaincue.

 

5/ Pour finir, je mettrais dans mon école utopiste : un réseau d'aide (RASED et CLIN) mais aussi un pôle "médical" sur place composé d'un orthophoniste, d'un psychologue, d'une infirmière et ça c'est le minimum. Les autres professionnels pourraient se déplacer dans le groupes scolaires au lieu de payer des fortunes en taxis etc... pour une demi heure de psychomotricité par exemple....

 

Voilà en rapide mon point de vue. C'est comme ça que je verrais les choses. En tout cas c'est possible dans les villes et agglomérations. Dans les campagnes où les enfants sont scolarisés sur des regroupements, je pense que cela ne chagerait pas vraiment, il s'agirait que les communes se mettent en harmonie pour la gestion des activités périscolaires. Au delà des clivages politiques, c'est la France de demain que nous construisons chaque jour. Parfois il faudrait aussi s'inspirer du lieu de vie des enfants : ceux qui vivent en montagne auront plus facilement accès au ski, ceux du bord de mer ce seraient les activités nautiques, et ceux comme nous en plein milieu de rien... et bien il reste tellement de choses à faire !!! La nature, les jardins à fleurir, réapprendre la culture des légumes de saison etc...

 

Quand on veut on peut ! Merde !

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